Vespa 400 (1957-1961)

 

Publié par Philippe Baron le 24 janvier 2013.

 

Phénoménale succès des années 50, le scooter Vespa représente un style de vie à l’italienne qui sera repris dans tous les pays du monde et qui perdure encore de nos jours. En 1957, Piaggio, le constructeur italien qui fabrique ces cyclomoteurs, est témoin des réussites commerciales des microcars allemandes et très vite, décide d’en créer une, qui sera baptisée 400 en raison de sa cylindrée.

 

 

Depuis 1951, les Ateliers de constructions de motocycles et d’automobiles (ACMA) produisent les scooters Piaggio. Installée à Fourchambault, près de Nevers, la firme se voit confier la réalisation de ce projet suite à l’opposition de Fiat de produire cette voiture sur le sol italien pour éviter la concurrence avec sa nouvelle gamme 500. Dévoilée le 26 septembre 1957 dans le cadre de la Principauté de Monaco, la Vespa 400 ne manque pas de charmes avec son style très simple mais harmonieux et qui dispose d’une capote en toile. Malgré ses dimensions réduites (2.85 m de long et 1.25 m de large), la minivoiture peut accueillir deux adultes à l’avant, deux jeunes enfants à l’arrière. A l’avant, un peu d’espace est libéré grâce à la position du moteur placé en porte-à-faux arrière. Lors de sa présentation, l’un de ses parrains, n’est autre le quintuple champion du monde, Juan Manuel Fangio.

Crédit Photo : Hyman

 

La Vespa 400 est disponible en version normale et en version luxe avec un large compteur de vitesse, un pare-brise en verre de sécurité, des commandes de clignotants de direction et de phare-code au volant, un avertisseur route et ville et un cendrier central. La carrosserie, sous traitée par Facel, ne pèse que 350 kg. 

 

Mise au point par l’ingénieur Carlo Carbonero, la Vespa reçoit une suspension à quatre roues indépendantes qui fait appel à quatre ressorts hélicoïdaux. Très astucieusement, la batterie 12 volts est montée dans un tiroir coulissant situé dans la fausse calandre avant et la roue de secours trouve refuge sous le siège passager. La voiture est propulsée par un moteur deux cylindres de deux temps consommant du mélange huile-essence, un problème qui sera résolu en été 1958, avec le montage d’un graissage automatique. Ce moteur de 393 cm3 développe 12 ch et la voiture peut filer en dehors de la ville à 93 km/h. 

 

Très gros succès à ses débuts, la Vespa 400 bénéficie d’un large réseau commercial. Parmi ses clients, se retrouvent des amateurs de la Citroën 2 CV, découragés par le délai d’attente de deux ans pour la livraison de leur voiture. Puis, l’effet nouveauté passé, la microcitadine est sanctionnée par son mélange huile-essence peu pratique à la pompe et son prix relativement élevé, à peine inférieur de celui d’une Renault 4 CV ou d’une 2 CV Citroën. Elle quitte les chaînes dès l’automne 1961. Son chiffre de production est de 30 976 exemplaires.

 

Crédit Photos : Bruce Weiner Museum