Renault Nervasport ZC2 (1933-1934)

Crédit photos : Arts & Revs

 

Publié par Philippe Baron le 15 janvier 2013.

 

Au Salon de Paris d’octobre 1933, la révolution de l’aérodynamique est en marche chez Renault. Le constructeur français propose ses carrosseries ‘osées’ pour ses modèles courants mais également pour ses voitures haut de gamme dont la Nervasport, qui totalement métamorphosée, porte maintenant le nom de ZC 2.



 

La Nervasport de 1933 reçoit pour la première fois une carrosserie d’usine dite ‘aérodynamique’, à calandre et pare-brise inclinés, aux angles arrondis et une roue de secours extérieure, placée à l’arrière sous un cache. Le coffre à bagages n’est accessible que de l’intérieur, après basculement des sièges arrière. La nouvelle Nervasport ZC 2 conserve les phares obus de la Nervasport TG 5. Les pare-chocs à lame unique sont cintrés à l’avant. Le capot garde ses cinq volets ouvrants mais ils sont non plus verticaux mais inclinés.

 

La Renault Nervasport ZC 2 dispose d’un nouveau moteur 8-cylindres de 4 825 cm3 développant 100 ch. Elle sera produite à 450 exemplaires répartis en 67 berlines quatre portes, 13 berlines deux portes, 14 coaches non décapotables, 64 coaches décapotables et 84 cabriolets. Huit châssis ont été confiés à l’extérieur chez Fernandez, Kellner, Letourneur, Mignot et Billebault, Saoutchik et Van den Plas.

 

Le cabriolet qui illustre cet article est le seul cabriolet ZC 2 survivant de 1934. Après la seconde guerre mondiale, il est resté chez le même propriétaire pendant des années avant d’être mis aux enchères chez Maitre Poulain, rue du Faubourg Saint Honoré à Paris en 1976. L’illustre acquéreur de ce cabriolet était Jean Rédélé, le père des célèbres Alpine. La voiture subit une minutieuse restauration pendant les années 1980 par Le Calvez de Paris, sous la supervision de Jean Rédélé. La Nervasport a fait partie de la collection privée de l’industriel jusqu’à sa mort. Le 9 décembre 2012, la voiture a trouvé un nouvel acquéreur pour la somme de 150 000 €.