Renault 19 / 19 Chamade (1988-1997)

1988 Renault 19

 

Publié par Philippe Baron le 22 février 2013.

 

La Renault 19 a permis à Renault de s’imposer comme premier importateur européen en Allemagne où elle sera la voiture étrangère la plus vendue en 1989 et 1990. Avec la Renault 19, la qualité n’est plus seulement un concept abstrait, une philosophie d’entreprise, mais une réalité. Reconnue pour sa robustesse, sa fiabilité, son sérieux et son grand classicisme, la Renault 19 réussit à préserver une image très positive tout au long de sa carrière.



 

Lancée en septembre 1988, la Renault 19 utilise la plate-forme des R9 et R11 qu’elle remplace, en se positionnant à un niveau supérieur, tant en dimensions qu’en standing d’équipement et de finition. Cette montée en gamme est particulièrement bien accueillie par le public, de même que sa carrosserie bicorps à hayon, signée Ital Design et proposée en 3 et 5 portes. Très logiquement, Renault lance neuf mois plus tard, la 19 Chamade, à carrosserie tricorps, plus longue de onze centimètres (4.24 m), et offrant une habitabilité et un volume de coffre un peu plus supérieurs.

 

Renault 19 Chamade

 

La gamme commence avec le 1400 à arbre à cames latéral de 60 ch, monté sur les 19 TR et GTR. Un nouveau 1400 très moderne, du nom d’ « Energy », et développant 80 ch, est proposé sur trois versions. Il offre des performances plus satisfaisantes. Les 19 GTX et TXE reçoivent le 1721 cm3. La TXE est disponible avec une boîte à 5 rapports courts (8 cv) ou longs (7cv) que Renault baptise de « boîte fiscale ». La 19 est, dès son lancement, proposée avec un tout nouveau moteur diesel de 1 870 cm3, développant 65 ch. En mai 89, la gamme s’enrichit d’une version sportive, la 19 16S à trois portes, dont le moteur de 1764 cm3, directement dérivé du 1721 cm3, coiffé d’une culasse à 16 soupapes, et alimenté par une injection électronique multipoint, développe 140 ch, 215 km/h en vitesse maxi. 

 

1988 Renault 19 16S
1988 Renault 19 16S

 

En 1991, la gamme 19 s’enrichit d’un cabriolet, comme Renault n’avait plus produit depuis l’arrêt de la Floride en 1968 ! Conçu et réalisé en collaboration avec le réputé carrossier allemand Karmann, la 19 Cabriolet s’enorgueillit d’une carrosserie débarrassée de tout arceau, de quatre vraies places et de prestations de haut niveau, qu’il s’agisse de performances ou d’équipement. Il est disponible en version 1721 cm3, 65 ch, 178 km/h ou 1764 cm3, 137 ch, 208 km/h. Moins glamour mais tout aussi intéressant, Renault propose un nouveau moteur turbo-diesel, extrapolé du 1 870 cm3 de 65 ch, qui développe 93 ch. La vitesse passe de 161 à 183 km/h.

 

 

En avril 1992, la Renault 19 subit un restylage et gagne avec ce changement plus de personnalité avec un capot plus court, une nouvelle calandre, de nouveaux feux arrière de type bandeau et les boucliers redessinés font désormais corps avec la carrosserie. Toute la gamme répond désormais aux normes de dépollution Euro 93 avec le système d’injection en remplacement du carburateur.  La berline bicorps et la Chamade sont les premières à cesser leur production en 1996, puis un an plus tard, le Cabriolet. La Renault 19 constitue un sacré succès populaire pour la marque au losange avec 5.9 millions d’exemplaires produits.

 

1992 Renault 19