Riley RM (1945-1957)

1951 Riley RMD Drophead Coupe - Photos : Marc Vorgers

 

Publié par Philippe Baron le 11 mai 2015.

 

Fondée à Coventry en 1898, la marque Riley s'est bâtie une solide réputation de constructeur de voitures sportives dans les années trente avec notamment l'emblématique Riley IMP. En septembre 1938, la firme britannique Riley est incorporée au groupe Nuffield dirigé par William Morris. En 1945, Riley dévoile la RM, alliant une tenue de route de voiture de sport et le confort nécessaire à une routière. Elle est la première représentante d’une gamme de modèles se déclinant entre les lettres A et H en fonction des années, du moteur et de la carrosserie.

 

1952 Riley RMA 1.5 Litre - Photos : Marc Vorgers

 

Etudiée pendant la Seconde Guerre mondiale, la RM répond aux attentes de la clientèle de Riley à la recherche de conduite sportive et de vitesse mais dans la sécurité. La RMA de 1945 souffre des pénuries de l’après-guerre et se limite à une seule forme de carrosserie. Peinte uniquement en noir avec intérieur en cuir marron, la RMA est une berline britannique traditionnelle aux lignes élégantes avec ailes séparées, projecteurs surbaissés entre les ailes et le capot, et des marchepieds encore très dégagés. Son toit recouvert de similicuir lui donne une allure de décapotable sportive. Il faudra attendre 1948 pour que la RMA puisse être livrée en combinaison deux tons mais toujours avec le pavillon peint en noir.

 

 

Techniquement, la RMA dispose d’un cadre de châssis très rigide avec des longerons caissonnés très hauts et six traverses. La suspension avant à roues indépendantes et doubles triangles est à barres de torsion, l’essieu arrière étant rigide. Le freinage est assuré par des Girling hydromécaniques : hydrauliques à l’avant et à tringles à l’arrière. Le moteur est une évolution du moteur 1 100 PR à culasse hémisphérique et deux arbres à cames latéraux créé en 1925 par Percy Riley. Porté à 1 496 cm3, ce 4-cylindres en ligne offre une puissance de 55 ch, permettant une vitesse de pointe de 125 km/h avec une consommation d’environ 10 litres aux 100 km. La RMA sera produite à 10 504 exemplaires jusqu’en 1952.

 

 

En 1946, la RMA de 4,54 m est rejointe par la RMB plus longue avec ses 4,72 m, plus puissante avec son moteur 2.5 l de 90 ch alimenté par deux carburateurs et plus performante avec sa vitesse de pointe de 153 km/h. Elle sera produite jusqu’en 1952 à 6 900 exemplaires. En 1948, Riley complète la gamme avec la RMC, la version roadster 2.5 l destinée principalement au marché américain et qui ne sera produite qu’à 507 exemplaires jusqu’en 1951. La RMD, version cabriolet dite ‘Drophead Coupe’ apparaît en 1949 avec la puissance du 2,5 l portée à 100 ch. Elle ne sera produite qu’à 502 exemplaires jusqu’en 1951.

 

 

En 1952, la gamme RM est remaniée avec la RMA qui devient la RME conservant son 1.5 l mais recevant des freins totalement hydrauliques et un pont plus court. Elle sera produite à 3 446 exemplaires jusqu’en 1955. La RMF prend la place de la grande limousine RMB. Produite pendant un an à 1 050  exemplaires, elle est remplacée par la RMF appelée aussi Pathfinder qui restera en production jusqu’en 1957. La dernière représentante de la série RM aura été produite à 5 536 unités.

 

1951 Riley RMD Drophead Coupe - Photos : Marc Vorgers