Peugeot 607 (2000-2010)

 

Publié par Philippe Baron le 6 février 2013.

 

Commercialisée en mai 2000, la Peugeot 607 aurait mérité une carrière moins discrète que celle limitée aux parkings ministériels. Avec une élégance classique chère à Peugeot, une habitabilité supérieure à ses concurrentes, son équipement généreux, la féline n’avait rien à envier à certaines allemandes. Mais, il est plus valorisant de rouler en allemande classique que dans une française, fût-elle de grande qualité et d’un confort de très haut niveau.



 

En toute logique, la Peugeot 607 aurait du porter le chiffre 606, mais le constructeur au Lion tenait à rompre avec la Peugeot 605 (1989-1999) qui était plus une grande routière qu’un véritable haut de gamme. Avec la 607, Peugeot avait décidé de mettre la barre encore beaucoup plus haut avec une berline de prestige embarquant une technologie de pointe au service de la sécurité.

 

 

Esthétiquement, la Peugeot 607 reste dans la tradition de la marque avec une ligne classique. Longue de 4.87 m, soit 5 cm de plus qu’une Mercedes Classe E, elle présente un habitacle assemblé de manière rigoureuse et s’affiche à un tarif raisonnable. Très bien équipée de série (8 airbags, détecteur de sous-gonflage, pénombre, la pluie, les obstacles en marche arrière, les warning qui s’enclenchent en cas de freinage d’urgence), la 607 profite d’un équipement quasiment complet en Pack (sellerie cuir, vitrages feuilletés, aide au stationnement…). A cette vitrine technologique, s’ajoutent des aides à la conduite avec le classique ABS avec répartiteur électronique de freinage mais aussi l’AMVAR, amortisseur variable à gestion électronique, pour une tenue de route adaptée aux circonstances, l’ESP, contrôle dynamique de stabilité pour une parfaite trajectoire, la direction à assistance variable pour mieux maîtriser la route, ces dernières fonctions n’étant disponible que sur la V6.

 

 

D’entrée de jeu, la Peugeot 607 propose trois motorisations : deux essences et un diesel. Le premier moteur essence est un 4-cylindres de 2 230 cm3 délivrant 160 ch, le second un 6-cylindres de 2 946 cm3 de 210 ch. Le moteur diesel est un HDi de 4-cylindres de 2 179 cm3 développant 136 ch. A noter que la 607 est la première voiture diesel de série au monde à être équipée d’un filtre à particules.

 

 

Les moteurs de la 607 peuvent être accouplés à une boîte manuelle à cinq rapports ou à une boîte automatique auto-adaptative à 4 rapports et à commande séquentielle de type Tiptronic système Porsche. Cette boîte, gérée électroniquement, peut choisir automatiquement parmi 32 lois de passage pour mieux répondre aux sollicitations du conducteur et à son type de conduite. Le choix se fait sans à-coups et dans un confort total. Toutefois, le conducteur a la possibilité de sélectionner les vitesses manuellement grâce à la fameuse commande impulsionnelle Porsche.

 

 

En 2004, la favorite des ministères s’offre un léger lifting avec un pare-chocs avant modifié mais surtout le nouveau moteur V6 HDi, fruit de la collaboration entre PSA et Ford, un 2.7 biturbo de 207 ch (230 km/h) qui anime depuis peu la Jaguar S-Type. En 2007, la Peugeot produite à Sochaux présente une nouvelle version diesel : un 2.2 HDi de 170 ch.

 

 

La grande berline française tire sa révérence l’été 2010 avec un peu plus de 162 000 exemplaires produits, laissant seule la Citroën C6 représenter le haut de gamme français. Deux versions exclusives de la 607 ont été conçues. La première, le concept Pescarolo, du nom du grand pilote français, possédait un V6 de 3.2 l biturbo développant 400 ch qui  propulsait la voiture à 290 km/h. La seconde est la Paladine, conçue et carrossée en landaulet par Heuliez. C’est dans cette voiture que le président Sarkozy remonta l’avenue des Champs-Elysées le jour de son investiture en 2007.

 

Peugeot 607 Pescarolo