Peugeot 406 (1995-2004)

Photo : Mikael Pursi

 

Publié par Philippe Baron le 5 mai 2018.

Commercialisée en octobre 1995, la Peugeot 406 est l’une des berlines les plus réussies de sa catégorie, sur le plan dynamique comme en matière de finition. Taillée pour le succès grâce à sa ligne élégante, fine et agressive signée Pininfarina et ses prestations routières, la Peugeot 406 bénéficie aussi d’une publicité monstre en 1998 en s’octroyant le rôle de l’héroïne d’un film culte du cinéma français : Taxi. 

Photos : http://www.gtamodding.fr

 

En entrée de gamme, la 406 SL propose un airbag conducteur, un verrouillage centralisé et un volant à double réglage, mais il faut encore remonter les vitres à la main. La panoplie de la 406 ST se compose de vitres électriques teintées, d’un siège conducteur réglable en hauteur, d’une sellerie velours avec aumônières au dos des sièges avant, de décors façon bois au tableau de bord et enfin d’un compte-tours. La finition SV comprend des rétroviseurs et vitres électriques arrière, un rideau arrière pare-soleil, des phares antibrouillard, une supercondamnation des portes, un système antidémarrage, une climatisation, un ABS, un thermomètre extérieur, des projecteurs réglables depuis l’habitacle et des essuies-glaces automatique à capteur de pluie.

 

A son lancement, la 406 ne propose que des motorisations 4 cylindres : essence : 1,6 l 90 ch, 1,8 l 112 ch, 2,0 l 135 ch, 2,0 Turbo 150 ch et diesel : 1,9 TD 76 ch, 1,9 TD 92 ch et 2,1 TD 110 ch. Arrivent ensuite les 1,8 l 90 ch et 117 ch et en octobre 1996 pour la 406 SV les V6 3,0 l 194 et 210 ch. En octobre 1996, au Salon de Paris, sont présentés le Coupé qui sera commercialisé en mai 1997 et le break qui, lui, sera disponible dans la foulée.

 

En décembre 1998, est commercialisé le 2,0 HDi, le premier moteur français à rampe commune. Contrairement à un moteur diesel à injection directe classique, le HDi stocke le gazole sous pression dans une rampe commune à tous les cylindres. Le carburant est distribué finement à très haute pression (1 350 bars !) dans chaque cylindre. Au bénéficie, notamment, de la consommation et du couple à bas régime. Cette mécanique, qui existe en deux versions (90 et 109 ch), arrive juste avant la riposte de Renault avec son 1,9 dCi au premier trimestre 2000.

Peugeot 406 Coupé

 

En avril 1999, l’heure est au restylage avec des phares élargis et des feux arrière séparés par un jonc peint. La version SR s’enrichit de rétroviseurs électriques et de barres de toit sur le break. La ST se reconnaît à sa ceinture de caisse entièrement chromée. Elle gagne des antibrouillard et une climatisation à régulation automatique, le détecteur de pluie, l’autoradio RDS avec commande au volant et en option le système de navigation par satellite. Quant à la SV, qui ouvre l’accès au moteur V6, possède désormais des sièges avant à réglages électriques, un volant en cuir et un chargeur 6 CD.

 

En fin de carrière, la Peugeot 406 reçoit un 2,0e HPi de 143 ch à injection directe d’essence. Très populaire au cinéma grâce au succès de Taxi, la 406 apparaît aussi dans la course-poursuite légendaire du film Ronin (1998) et dans de nombreuses séries TV comme Julie Lescaut. La Peugeot 406 a été produite à 1 667 944 exemplaires.