Peugeot 405 (1987-1995)

 

Publié par Philippe Baron le 24 octobre 2015.

 

En juin 1987, Peugeot dévoile sa berline 405 au dessin très sobre mais aussi très dynamique, signé Pininfarina en collaboration avec le bureau de style de La Garenne. Elle affirme d’emblée de belles qualités de confort et de comportement routier, ce qui lui vaut d’être couronnée en 1988  ‘Voiture de l’Année’. Elle s’adresse à une clientèle familiale, devient le leader des ventes diesel et demeure, pendant plusieurs années, la voiture française la plus exportée de sa catégorie.

 

 

D’emblée, Peugeot présente dix versions essence. Tout en bas de la série 405 se trouve la GL à moteur 1 360 cm3, boîte 4 vitesses et 65 ch aux performances suffisantes et consommations raisonnables pour tous ceux qui désirent une belle et confortable voiture sans se ruiner pour autant. La GL 1580 92 ch offre un moteur plus puissant et une boîte 5 vitesses. La GR 1580 utilise une mécanique identique mais avec un équipement plus soigné et un Cx 0.29 au lieu de 0.31, tout comme au niveau supérieur la SR 1580 bénéficiant des vitres électriques en série et non en option.

 

 

Après ces quatre « petites » 405, figurent les « grosses » 405, toutes dotées d’un moteur 1900 mais avec des vocations très différentes. Deux 405 GR 1900 de 110 ch sont proposées avec pour différence la vitesse par 1 000 tours en cinquième qui est allongée jusqu’à 42.8 km/h alors que l’autre est à 35.4 km/h. Le modèle 405 SR 1900 reprend la même mécanique mais avec plus d’équipement. La GRi 1900 avec son injection essence apporte 15 ch supplémentaires, le freinage 4 disques, tandis que la 1900 SRi obtient en série la direction assistée. La gamme est coiffée par la Mi 16 1900 dotée d’une nouvelle culasse double arbre, 16 soupapes, 160 ch, jantes en alliage, pneus taille basse, aileron arrière et élargisseurs d’ailes.

 

 

Au mois de mars 1988, apparaissent les motorisations diesel (atmosphérique et turbo) et la version Automatic, les breaks en juillet 1988, les breaks ‘Affaire’ deux places en octobre 1988, les berlines X4 à transmission intégrale permanente, en février 1989.  Au total, 17 versions de berlines, avec un éventail de 7 moteurs, TU (le 1400) et XU avec arbre à cames en tête, alimentation par carburateur ou injection, développant de 70 à 160 ch et, en diesel de 70 à 90 ch. Ce qui représente au total que 4 cylindrées différentes (1400,1600, 1900 essence et 1800 pour le Turbo Diesel).

 

 

En juillet 1992, Peugeot commercialise la 405 de deuxième génération. Le style extérieur reste très proche. Le seuil du coffre a cependant été abaissé de 136 mm sur la berline qui voit aussi le dessin de ses feux arrière remodelé et la disparition de la plaque entre-feux. A l’intérieur, la nouvelle planche de bord a été conçue de façon à obtenir une rigidité optimale. Elle est réalisée selon la technique du rotomoulage ou slush moulding essentiellement utilisée jusque-là pour les véhicules haut de gamme.

 

 

Au niveau motorisation, Peugeot propose cinq versions essence, dont trois entièrement nouvelles, toutes dotées d’alimentation par injection mono ou multipoint, et deux motorisations diesel, dont une est suralimentée. Les breaks ne peuvent recevoir que les moteurs essence 1.6 l et 2 l, diesel 1.9 l et turbodiesel 1.9 l. Le moteur 1 360 cm3 (75 ch, injection multipoint) se différencie de la version précédente par une augmentation du couple dès les bas régimes et un abaissement du régime couple maxi de 600 tr/mn. Le moteur 1 580 cm3 90 ch injection monopoint adopte un nouveau système de dégazage du circuit de refroidissement qui permet d’éviter le mélange d’eau chaude et froide lors de la montée en température et de procurer un chauffage de l’habitacle plus rapide. Ce système est également adopté par le moteur 1 762 cm3 103 ch injection multipoint. Le moteur 1 998 cm3 donne une puissance de 123 ch, 155 ch pour son autre version avec culasse à double arbre à cames en tête et quatre soupapes par cylindre et 200 ch pour la version T16 à transmission intégrale.

 

 

En diesel, le moteur 1 905 ch cm3 70 ch atmosphérique ne subit que peu de modifications tandis que le nouveau moteur de même cylindrée mais de 92 ch est suralimenté et équipé d’un refroidissement de l’air d’admission. Ce moteur à arbre à cames en tête, soupapes en ligne et turbocompresseur, dispose d’un système de pré-chauffage rapide de la chambre de combustion, comme tous les diesels, mais également en complément, d’un post-chauffage de cette chambre qui améliore la combustion à froid.

 

 

Pour le millésime 1995, les appellations GL, GLD, GR, GRD, GRDT, SR, Sri et SRDT sont remplacées par Sillage, Style et Signature. Après avoir atteint pratiquement les 2,5 millions d'exemplaires, la 405 laisse place à la 406 en octobre 1995, cependant les variantes break sont maintenues au catalogue encore une année, jusqu'à la sortie de la 406 break.