Peugeot 305 (1977-1988)

Publié par stubs auto le 15 juillet 2012.

 

Commercialisée en novembre 1977, la Peugeot 305 séduit par sa ligne classique, fine, élégante, sage et paisible, signée Pininfarina. Elle se révèle la candidate idéale, pour une clientèle familiale, pondérée et tranquille plus à la recherche du confort, de la robustesse que de la sportivité. Elle fera son petit bonhomme de chemin sans trop faire parler d’elle mais en restant présente comme l’attestera son sérieux chiffre de ventes en fin de carrière.
Produite à Sochaux, la berline compacte succède à la 304 et inaugure par ailleurs la série 05, nouveau segment privilégié de Peugeot, pour ses voitures de taille moyenne. Bien accueillie par la presse automobile, elle est saluée pour son confort, son habitabilité, la sobriété de sa mécanique et son excellente tenue de route. Cependant, on lui reproche un coffre limité et, une vitesse de pointe en dessous de ces concurrentes mais, affichée à prix tout à fait dans la moyenne de sa catégorie, elle trouve rapidement son public.

 

A son lancement, la Peugeot 305 n’est proposée pour ses trois déclinaisons qu’en version essence. Pas de révolution mécanique, puisque les modèles GL et GR reçoivent le moteur des dernières 304, un 1 472 cm3 de 65 ch tandis que la finition SR reçoit le 1472cm³ de 74 ch. La motorisation diesel arrive en février 1979 pour le modèle GRD avec un 1 548 cm³  (moteur XID) de 49 ch. Cette année 1979, 245 716 exemplaires sortiront des chaînes de Sochaux, Mulhouse et Vesoul plaçant la 305 en troisième position des ventes en France derrière la Renault 5 et surtout derrière sa principale concurrente, la Renault 18, lancée au printemps 1978.

 

En Mars 1980, sortie du Break 305 puis en juillet, la 305 S dotée d’un moteur plus puissant de 89 ch. Le second souffle de la 305 apparaît véritablement en 1983. Pour relancer une production qui commençait à se tasser, Peugeot présente la 305 série 2 avec notamment un nez redessiné, une calandre redressée et à l’intérieur une nouvelle planche de bord, un nouveau volant ainsi que de nouveaux sièges. Plus ambitieuse, la 305 série 2 étrenne un diesel 1.9 XUD. Avec 65 ch et une boîte cinq vitesses, la SRD peut recevoir en option la direction assistée.

 

Pour l’essence, la GT prend la succession de la S avec un 1 580 cm3 plus puissant de 94ch qui lui permet d’atteindre 167 km/h. Une version automatique est proposée en 1984 avec le moteur GT. Avec la GTX de 1985, la 305 enfonce le cou avec un 1 905 cm3 de 105 ch. La lionne sort enfin ses griffes.Pour le millésime 1986, les GR et SR gagnent un nouveau moteur avec le XU de 1 580 cm3 qui développe 80 ch et la GT adopte le moteur de la GTX.

A partir de 1986, malgré les efforts de Peugeot pour relancer les ventes de la 305, l’auto est en perte de vitesse face à ses nouvelles concurrentes, la Citroën BX et la Renault 21, sans compter à l’interne avec la nouvelle 309 à la ligne plus moderne et l’arrivée de sa remplaçante, la 405. Au total de novembre 1977 à juin 1988 pas moins de 1 649 177 exemplaires seront vendus. Un score honorable qui conclut une riche carrière pour cette voiture pleine de qualité qui aurait mérité des motorisations plus performantes dès son lancement.