Packard Caribbean (1953-1956)

1953 Packard Caribbean - Photos : RM Auctions

 

Publié par Philippe Baron le 22 mars 2013.

 

Dérivé du concept-car Pan American, la Packard Caribbean de 1953 s’adressait à de riches amateurs de conduite en plein air. Produite uniquement en cabriolet au début de sa commercialisation, la Packard Caribbean ambitionnait de contrer la diffusion de la prestigieuse Cadillac Eldorado et de repositionner à nouveau la marque réputée avant-guerre au sommet du marché du luxe américain.



 

Au cours des années qui suivirent immédiatement la fin de la Seconde Guerre mondiale et malgré une qualité de fabrication exemplaire, Packard ne parvint pas à suivre le rythme de l'évolution stylistique que ses clients, et les autres constructeurs américains, avaient fini par trouver, souvent par la réalisation de concepts futuristes très en vogue qui allaient déterminer leur future orientation. A la traine, Packard présenta son premier show-car en 1952 grâce à l’initiative de Russell Feldman, président de la Henney Motor Company, une entreprise installée à Freeport, dans l’Etat de l’Illinois.

 

 

La Henney Motor Company diffusait pour Packard des carrosseries spécialisées pour ambulances et voitures funéraires sur des châssis commerciaux à empattement long. Russell Feldman proposa à Hugh Ferry, président de Packard, de se charger de la conception d’un show-car, assisté par Richard Arbib, ancien designer de General Motors recruté depuis par Henney Motor Company. Hugh Ferry y vit immédiatement le bénéfice publicitaire de l’opération. Ainsi le prototype baptisé Pan America reposa sur un châssis de Packard Type 250 cabriolet du millésime 1952. Le résultat fut un splendide roadster dont la faible garde-au-sol accentuait l’allure sportive. La roue de secours était placée au-dessus du pare-chocs arrière, dissimulée dans un cache basculant en tôle d’acier peint de la teinte de l’auto.

 

1952 Packard Pan American

 

Le concept « Pan American » à tendance sportive ultra luxueux, devenu « Caribbean » fut introduit pour le millésime 1953. Construite sur un châssis de 3,10 m d'empattement doté d'une suspension avant indépendante, la Caribbean était équipée du moteur Packard huit cylindres en ligne de 5 363 cm3 qui délivrait 180 ch aux roues arrière via une boîte manuelle à trois rapports. La Caribbean, bénéficiant d’une finition extrêmement soignée, coûtait 5 250 dollars, un prix inférieur de celui de la Cadillac Eldorado établi à 7 750 dollars. Ainsi pour son premier millésime, le constructeur indépendant Packard, avec 750 Caribbean diffusées, surclassait Cadillac et ses 532 unités vendues.

 

1954 Packard Caribbean Convertible - Photos : RM Auctions

 

Pour le millésime 1954, la cylindrée du moteur passe à 5 880 cm3. 400 véhicules sont produits pour l’année. Pour le millésime 1955, la production remonte à 500 unités produites avec un V8 de 275 ch. Pour son dernier millésime, la Packard Caribbean est profondément restylée par Richard Teague sur un nouveau châssis lancé en 1955 et le modèle se voit pour la première fois disponible avec un hardtop. Il en sera construit 263 tandis que pour cette année finale, le cabriolet terminera sa carrière avec 276 unités écoulées.

 

1955 Packard Caribbean Convertible - Photos : RM Auctions
1956 Packard Caribbean Custom Convertible