Marathon Corsaire (1953)

Scan : René Vallente

 

Publié par Philippe Baron le 20 novembre 2011.

 

En avril 1953, une nouvelle marque française rachète en toute hâte les brevets d’une petite automobile allemande fabriquée par Hans Trippel, le futur inventeur de l’Amphicar du début des années soixante. Ce modèle baptisé SK 10 à la carrosserie profilée, équipé d’un moteur Zündapp de 600 cm3 placé à l’arrière et développant 18,5 ch ambitionne de rivaliser avec la Porsche 356. 

 

La Marathon Corsaire au Musée de l'Auto, La Cour-Neuve, Lohéac (35)

 

Dès son arrivée, en France, la SK 10 devient Marathon. La voiture est tellement remaniée qu’elle ne conservera plus rien de sa configuration d’origine. Elle est agrandie et son moteur Zündapp est remplacé par le moteur Panhard de 850 cm3 avec une puissance doublée à 42 ch. La carrosserie est réalisée en polyester, un matériau novateur encore peu courant en automobile.  Dans l’euphorie collective, on annonce deux versions, un coupé et un cabriolet et une exportation pour les Etats-Unis. Pour cela, il faut trouver au plus vite une usine pour la voiture baptisée Corsaire. 

 

Scan : René Vallente

 

Marathon passe un accord avec la société industrielle de l’Ouest Parisien, la S.I.O.P qui avait essayé de sauver du naufrage le grand constructeur français Rosengart sans y parvenir. La S.I.O.P semble inexpérimentée dans le métier et ne maîtrise pas les coûts de production qui ne cessent de grimper. La société s’évertue à sauver Rosengart mais malgré le nombre croissant de commande pour la Corsaire, la chaîne de production reste au point mort. Alors que la Marathon Corsaire est exposée à l’International Motor Show de New York, la S.I.O.P annonce sa fermeture définitive. Dommage pour la Marathon, qui n’aura connu qu’un sprint.