Opel Omega (1986-2003)

 

Publié par Philippe Baron le 10 février 2013.

 

Généralement, à l’est du Rhin, les modèles changent mais les appellations restent. Cela n’a pas été le cas pour l’Omega, la grande routière d’Opel qui a succédé, après le Salon de Paris 1986, à la Rekord. Produite à Rüsselsheim, l’Omega sera honorée en étant élue Voiture Européenne de l’Année 1987. En 1989, la gamme est couronnée par un modèle aux performances exceptionnelles : la Lotus Omega.

 



Opel Omega 1987

 

Lorsqu’elle apparaît durant l’été 1986, l’Opel Omega fait sensation. Superbement dessinée, l’Omega est une propulsion comme la précédente Rekord, mais avec des suspensions élaborées assurant un bon compromis confort/tenue de route, une silhouette esthétiquement massive, mais aérodynamiquement très fine (Cx à partir de 0.28). Elle est déclinée avec un empattement de 2.73 m, en berline d’une longueur de 4.68 m et en break Caravan d’une longueur de 4.73 m.

 

Opel Omega 1990

 

L’Opel Omega reçoit plusieurs avancées technologiques dont notamment la gestion électronique du moteur, ABS, ordinateur de bord avec la consommation de carburant momentanée ou la vitesse moyenne, la boîte à gants climatisée. Plus important encore, l'Omega est dotée d’un système d'auto-diagnostique (une caractéristique standard de nos jours) avec des données pouvant être lues par tous les spécialistes équipés. Quatre niveaux de finition sont proposés avec la LS de base, la GL, la GLS et le meilleur équipement pour la CD.

 

Opel Omega Caravan 1990

 

Côté motorisation, on retrouve en essence le 1800 à carburateur (90 ch) et à injection (115 ch) et le 2 litres à injection porté à 122 ch. Deux versions diesel 2.3 litres sont proposées : atmosphérique 73 ch et turbocompressé 90 ch. Pour le millésime 1990, la gamme s’enrichit de deux nouveaux moteurs musclés : un 4-cylindres de 2.4 l développant 125 ch et le 6-cylindres 3 litres à culasse 24 soupapes de 204 ch (240 km/h).

 

 

En 1991, General Motors Europe et Opel frappent un grand coup en présentant la Lotus Omega, une berline hautement performante, puisque son moteur 3.6i litres, 6-cylindres 24 soupapes double turbo servi par une boîte à 6 rapports empruntée à la Chevrolet Corvette ZR1 développe 377 ch, que sa vitesse de pointe est de 283 km/h et qu’il ne faut à ce bolide que 5.4 secondes pour atteindre les 100 km/h. 

 

Opel-Lotus Omega 1991

 

Autres véhicules d’exception, la Limousine de 5.58 m et le break 24v animé par le moteur 6-cylindres (204 dh) de l’Omega 3000 est tout à la fois l’un des breaks les plus rapides, les plus luxueux et les mieux équipés du marché. A noter aussi qu’en 1991, General Motors France Automobiles décide, dans le cadre de sa nouvelle politique de protection de l’environnement, de faire disparaître les moteurs non dépollués. La version d’attaque reçoit le 2.0 i à injection électronique multipoint et catalyseur trois voies.

 

Opel Omega Limousine

 

En 1994, la deuxième génération de l’Omega est présentée avec un restylage extérieur. Au Royaume-Uni, l’Omega, qui était commercialisée en 1986 sous la marque Vauxhall au nom de Carlton, profite de la sortie de l’Omega B pour prendre le nom de Vauxhall Omega. 

 

 

Pour cette deuxième génération, Opel revisite sa gamme de moteurs. En motorisation essence, la gamme débute avec le 2.0i 8V de 114 ch ou 16 V de 134 ch. S’ajoutent les 2.5i 24 V de 168 ch et le 3.0i 24 V de 208 ch. Pour le diesel, l’Omega n’est proposée qu’avec le 2.5 TD de 130 ch, rejoint en 1998 par le 2.0 DTi 16 V de 100 ch.

 

 

En 1999, pour affronter des rivales plus récentes et plus séduisantes, l’Omega subit un restylage. La ligne est rafraîchie tout comme son intérieur. Sa cure de jouvence a également marqué l’arrivée sous les capots du 2.2 essence de 144 ch, puis du V6 3.2 de 218 ch et du 2.2 DTi de 110 ch. Mais le moteur le plus intéressant, pour les amateurs de diesel, est sans nul doute le 2.5 DTi 150 ch à rampe commune d’origine BMW, monté en 2001. Il peut être couplé à une nouvelle boîte automatique à cinq vitesses. La finition Elégance procure l’ABS, le freinage d’urgence, la climatisation électronique, l’ordinateur, les jantes aluminium et les feux xénon. Les versions 6-cylindres bénéficient de l’ESP et l’antipatinage de série. L’équipement de l’Exécutive est luxuriant avec sellerie cuir, système audio Bose, sièges électriques chauffants et à mémoire…

 

 

 

Après 17 années de service, l’Omega, voiture préférée de la police britannique, prend sa retraite en 2003 sans laisser de successeur. La dernière des 797 011 Oméga produites sortira des chaînes de Rüsselsheim le 25 juin 2003. Elle était de couleur argent et sous son capot se logeait un 3.2 litres V6.

 

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