Opel Kapitän (1938-1953)

1938 Opel Kapitän

 

Publié par Philippe Baron le 19 novembre 2017.

 

Bien que produite dès la fin de 1938, la Kapitän est présentée au printemps suivant au Salon de Genève. Remplaçant la Super 6 dans le haut de gamme Opel, cette berline 6-cylindres de la filiale allemande du consortium américain General Motors possède tous les traits spécifiques des modèles d’outre-Atlantique de l’époque. Pas étonnant qu’on la surnomme alors ‘Ami-Kapitän’.

 

 

L’Opel Kapitän, première du nom, possède le même moteur 2,5 litres que la Super 6 mais une carrosserie autoportante et une suspension indépendante à double triangulation à la place de la suspension Dubonnet. Carrière écourtée en raison de l’arrêt de la production de voitures civiles à l’automne 1940, la voiture a été produite à 25 374 exemplaires. Les ateliers de carrosserie de Dresde et Hebmüller à Wülfrath ont également réalisé des cabriolets deux places. Ces modèles sont inclus dans le nombre total de production de 248 châssis ou carrosseries spéciales.

 

1939 Opel Kapitän Cabriolet Coachwork by Karrosserie Gläser - Photos : Bonhams

 

La production du modèle Kapitän reprend à partir d’octobre 1948 sous une forme légèrement retouchée avec notamment des phares arrondis et des pare-chocs à cornes. Il sera produit jusqu’en avril 1950 à 12 936 exemplaires. La Kapitän produite dès mai 1950 reçoit des améliorations techniques dont un nouveau circuit de direction et le taux de compression du moteur 2,5 litres 55 ch augmente de 6,0 : 1 à 6,1 : 1. Elle est produite jusqu’en février 1951 à 17 470 exemplaires.

 

1950 Opel Kapitän - Photos : derautojaeger.de

 

La première édition internationale du Salon de Francfort a lieu en avril 1951. Opel profite de cet événement pour présenter le nouveau modèle Kapitän qui fait sensation avec sa nouvelle carrosserie à la calandre divisée à l’horizontale. Modernisée extérieurement, la Kapitän bénéficie aussi d’un gain de puissance au niveau de moteur de 2 473 cm³ (pour un diamètre de 82 mm sur 80 mm de course) qui passe de 55 ch à 60 ch à 3 700 tr/mn. Ce moteur 6-cylindres en ligne possède une distribution par soupapes en tête. Il est exceptionnellement souple et son coefficient maximal de torsion apparaît déjà à 1 600 tr/mn. Ainsi, sur route, deux vitesses suffisent entièrement. Le deuxième rapport de vitesse n’est employé qu’en circulation urbaine et le troisième hors des agglomérations. La Kapitän, pour cette raison, n’a donc qu’une boîte de vitesses à trois rapports.

 

1951 Opel Kapitän

 

Le taux de compression faible de 6,25 : 1 garantit une faible fatigue du vilebrequin et de toutes les liaisons mécaniques tout en prolongeant la longévité du moteur. La force motrice est transmise à l’essieu arrière rigide par l’intermédiaire d’un embrayage monodisque à sec, d’une boîte de vitesses mécanique et d’un arbre de transmission. Le poids total du véhicule est de 1 240 kg. Sa vitesse maximale atteint 128 km/h. Départ arrêté, elle atteint les 100 km/h avec facilité en 24 secondes. Le poids du véhicule et ses performances entraînent une consommation en moyenne de 12 litres aux cent kilomètres.

 

 

Voiture populaire qui témoigne du miracle économique allemand après la Seconde Guerre mondiale, la Kapitän, dans cette version, a été produite de mars 1951 à juillet 1453 à 48 587 exemplaires.