Mercedes-Benz Universal (1965-1968)

 

Publié par Philippe Baron le 30 janvier 2014.

 

Véritable révolution chez Mercedes-Benz, lorsqu’en 1965, est introduit pour la première fois au sein de sa gamme : un break. Bien sûr, pour ne pas entacher son image de marque, l’Etoile allemande prend soin d’inaugurer, avec ce nouveau modèle « Universal », le concept de la limousine utilitaire, un projet bien loin des aspirations maison mais finalement repris de la finesse d’un importateur belge.


 

Le 20 janvier 1965, la Mercedes-Benz Universal Break est dévoilée en première mondiale au Salon de l’Auto de Bruxelles. Ce break est dérivé des modèles 190 et 190D 4 cylindres ‘Heckflosse’. Il est né dans les ateliers de l’entreprise IMA (Importateur des Moteurs et d'Automobiles) de Malines, qui fut de 1951 à 1979 l’importateur en Belgique des voitures particulières Mercedes-Benz.

 

1965 Mercedes-Benz 200D Universal - Photos : Dresdner Klassiker Handel

 

Le premier projet, basé sur la 180 ‘Ponton’, permit de produire entre 1958 et 1961 environ 125 breaks modèle 180 et 180D. Quand la ‘Ponton’ céda sa place à la ‘Heckflosse’ W110, un prototype fut envoyé en novembre 1963 au siège du constructeur à Stuttgart, finalement intéressé par l’idée d’un break mixte, familial le week-end et utilitaire la semaine. Jos Vermeesch testa lui-même un prototype en l’emmenant jusqu’en Andorre pour ses vacances. Les premiers exemplaires de présérie furent développés à Stuttgart en concertation avec la maison mère. Le 8 janvier 1965, l’Universal était prête à entrer en phase de production.


 

La Mercedes-Benz Universal Break, dérivée des modèles 190 et 190D 4-cylindres diesel, était dévoilée quelques jours plus tard, le 20 janvier 1965. Un an plus tard, la gamme s’élargissait encore avec l’arrivée de la 230S (6-cylindres 2.3 l). En quatre ans, la ligne d’assemblage de l’usine de Malines produira 2.754 exemplaires de breaks, dont 336 du type 230S. Jos Vermeesch avait espéré en produire davantage mais les taxes de l’époque rendaient le prix prohibitif, surtout en Allemagne où le break coûtait 40 % plus cher que la berline, contre 20 % de surcoût en Belgique.


 

A la fin de production de cette série W110, Mercedes-Benz décida de reprendre la fabrication de l’Universal à son compte. IMA continuera d’assembler des berlines Mercedes jusqu’en 1973, avant de se tourner vers Saab, jusqu’en 1979.