Maserati Kyalami (1976-1983)

 Maserati Kyalami (1976-1983) Photos : Marc Vorgers

 

Publié par Philippe Baron le 8 mai 2015.

 

Venu au secours de la prestigieuse firme Maserati frappée durement par la crise économique et mise en liquidation au printemps 1975, De Tomaso prend 30 % de participation dans l’affaire, tandis que le reste du sauvetage est à la charge de GEPI (Gestione e Participazione Industriali SpA), une société privée avec capitaux d’état. D’emblée, De Tomaso présente la Kyalami, baptisée ainsi pour commémorer sa dernière victoire en Grand Prix  en 1967 sur le circuit ainsi nommé en Afrique du Sud.

 

 

Abandonnée par Citroën en 1975, la prestigieuse officine Maserati est au bord du gouffre. Soucieux de ne pas voir disparaitre ce fleuron de l’automobile, le gouvernement italien trouve un accord avec Alessandro De Tomaso. Le constructeur italo-américain construit déjà ses propres bolides à Modène et tient alors à marquer le coup en sortant d'emblée un nouveau modèle. Pas question de financer l'étude "express" d'une auto inédite. Dans l’urgence et faute d’investissements, il décide de rebadger son coupé Longchamp de 1972 dessiné par Tom Tjaarda. Le styliste Pietro Frua est chargé de remodeler la silhouette de la Longchamp à la stylistique Maserati. 

 

 

Transfigurée par la greffe d’une face avant plus élancée reprenant la classique grille de calandre de la marque au trident et par une poupe légèrement affinée, le coupé 2 + 2 Kyalami est présenté en mars 1976 au Salon de Genève. Dernier vestige de la fusion Citroën-Maserati, les feux arrière sont pris de la SM. Sous le capot le V8 4,2 l italien, fort de 270 ch, remplace le V8 Ford et permet à la Kyalami d’atteindre 240 km/h. Le moteur est accompagné d’une transmission automatique à 3 vitesses ou manuelle à 5. Puissante, rapide et dotée d’une tenue de route irréprochable, la Kyalami n’usurpe pas sa place au sommet, même si la GT fait payer ses prestations au prix fort.

 

 

En 1978, un réalésage à 4,9 l permet un gain de 50 ch, et la Kyalami frôle alors les 275 km/h. Malgré ses performances éblouissantes, sa ligne vieillissante la condamne sans appel en 1983. Avec seulement 200 exemplaires produits, la Kyalami est l’une des Maserati les plus rares de l’histoire de la marque.