Maserati 3200 GT (1998-2001)

Photos : Exotic Cars.pl

 

Publié par Philippe Baron le 5 mai 2013.

 

La Maserati 3200 GT ou la reconquête du Trident. En effet, ce modèle marque le renouveau de Maserati sous la gestion de Ferrari. La rupture avec le passé est affirmée par le style imprimé par Giorgetto Giugiaro, qui réalise une voiture dynamique, très moderne et orientée vers l’avenir en fixant les grandes lignes de l’image de Maserati pour le troisième millénaire. 

 

 

En mai 1993, le Groupe Fiat prend le contrôle de Maserati, puis cède 50 % de ses parts à sa filiale Ferrari en juillet 1997 (puis l’autre moitié en 1999). La nouvelle gestion et le massif transfert de technologie Ferrari apportent instantanément à Maserati éclat et vitalité dont le premier résultat est présenté au Mondial de l’Automobile à Paris en septembre 1998 avec la 3200  GT.

 

Photo : SCludo Photographie

 

Le bureau de design Italdesign de Giorgetto Giugiaro, qui a déjà à son actif les précédentes Maserati Ghibli, Bora et Merak, présente un modèle tout en rondeur en rupture avec les lignes droites des précédents modèles. La continuité des surfaces vitrées est le thème de base de la carrosserie. Les lignes des projecteurs carénés et du capot moteur convergent vers une calandre chromée, portant en son centre le trident traditionnel, et se relient au masque sans solution de continuité. L’arrière se distingue visuellement par ses blocs lumineux en boomerang qui mettent aussitôt  en évidence le volume généreux des flancs d'une vraie sportive dotée d’une ligne pleine d’élégance et de pureté.

 

 

Sous le capot, on retrouve le V8 3.2 litres 32 soupapes de la Quattroporte, mais il a été retravaillé par les ingénieurs de Ferrari pour fournir une puissance de 368 ch, domptée par des systèmes électroniques capables de rendre la 3200 GT sûre et à la portée du conducteur moyen. Ce moteur permet à la 3200GT d'atteindre une vitesse maximale de 285 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en à peine 5,2 secondes. L’italienne se distingue aussi par l’intégration de l’injection et de l’allumage dans le système de commandes électriques comme en Formule 1, ce qui traduit un comportement routier exceptionnel et de brillantes reprises.

 

Photo : PhAutomobile

 

La voiture du constructeur de Modène possède naturellement un système de contrôle de motricité et des suspensions à pilotage électronique. Le système de freinage qui repose sur des étriers Brembo utilise une technologie bien éprouvée en Formule 1 et intègre un système ABS. Tous les systèmes mécaniques sont établis de manière à avoir une voiture aussi docile et facile à contrôler que performante à l’extrême. 

 

Photo : Christiaan Paans

 

Faute de pouvoir traverser l’Atlantique (à cause des superbes feux en forme de boomerang, rédhibitoires sur le marché américain pour des questions de normes), la carrière de la 3200 GT s’arrête au cours du second semestre de 2001 après une production de 4 795 unités, réparties en 2 689 GT et 2 106 GTA (version automatique). Sa remplaçante possédera une mécanique en provenance cette fois de Maranello.