Mazda RX-7 (1978 - 1985)

 

Publié par Philippe Baron le 4 mai 2015.

 

Alors que la plupart des constructeurs font appel pour leur moteur à des cylindres et des pistons pour générer de la puissance, Mazda choisit en 1978 pour sa voiture de sport, la RX-7, un moteur rotatif. Ce concept, inventé par l’ingénieur allemand Felix Wankel en 1929, n’a été appliqué dans le domaine automobile qu’à partir des années 1950 par NSU avant d’être céder sous licence à Mazda, qui sera la première marque à obtenir un vrai succès commercial avec un moteur de ce type.

 

 

Les ingénieurs japonais de Mazda ont mis un point d'honneur à préserver leurs spécificités par le biais de la mécanique Wankel expérimentée NSU depuis 1963 et introduit en série avec la Cosmo Sport. Mazda, par la détermination de son président Tsuneji Matsuda. Dans un moteur rotatif, la combustion a lieu à l’intérieur d’une chambre circulaire et entraîne un rotor triangulaire. Ce moteur compact et léger crée une puissance régulière mais consomme plus d’essence et produit un son particulièrement strident. L'ingénieur Kenichi Yamamoto a réussi à rendre les moteurs rotatifs suffisamment fiables (de 20.000 Km au banc pour le NSU KKM400 à plus de 100 000 km pour le type L8A de Mazda). 

 

 

La Mazda RX-7 première version (appelée "Savanna" sur certains marchés) est motorisée par le bloc 12A composé de deux rotors de 573 cm3 - les deux pistons rotatifs tournant en sens inverse, le fonctionnement est dépourvu de toute vibration - délivrant au total 105 ch DIN. Ce bloc est alimenté au super par un carburateur piloté 4-corps de chez Nikki. La transmission est assurée par une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports (automatique à trois rapports en option sur certains marchés) avec la 4e en prise directe et une 5e surmultipliée.

 

 

La répartition des masses est de l'ordre de 50 %. La position du conducteur est juste au-dessus du centre de gravité de la RX-7. La direction assistée fait partie des options de l'époque. La consommation du moteur Wankel s'avère élevée : 13 l/100 km de moyenne. La vitesse de pointe est de 200 km/h et l'accélération de 0 à 100 km/h se fait en 9 s. Elle est plus rapide qu'une Datsun 280ZX ou qu'une Porsche 924 mais elle coûte bien moins cher.

 

Photo : Dylan Leef

 

La Mazda RX-7 va très vite se faire connaître en Europe par le biais du sport automobile, en remportant le championnat série GTU lors des 24 heures de Daytona en 1979, le championnat de Grande-Bretagne des Voitures de Tourisme en 1980 et les 24 Heures de Spa en 1981, surclassant les puissantes BMW. Succès sportif mais aussi commercial, Mazda fait de la RX-7 la voiture de sport à moteur rotatif la plus populaire jamais construite.

 

1983 Mazda RX-7 Turbo

 

La Mazda RX7 série 2 apporte quelques nouveautés esthétiques et techniques pour le millésime 1981 dont des disques pour le freinage sur chaque roue et la puissance du moteur monte à 115 ch. En automne 1983, Mazda commercialise une version 12A Turbo à injection d'essence électronique. Forte de 165 ch, elle n'est vendue qu'au Japon mais elle marque l'arrivée, provisoire, de la suralimentation sur le moteur rotatif. La RX-7 série 3, de courte durée (1984–1985), introduit le modèle GSL-SE et sa nouvelle version 1.3 (2x 654 cm3) du moteur rotatif (13B) alimenté par injection électronique et délivrant 135 ch et 183 Nm. Ce moteur sera repris pour base de la seconde génération de RX7 (FC) qui arrive en 1986, après les 471 018 unités produites de la première génération.

 

1988 Mazda RX-7 "10th Anniversary"

 

Relativement peu commercialisée en France, et même en Europe, la Mazda RX-7 a été constamment améliorée au fil des générations de plus en plus puissantes jusqu’à ce qu’elle soit remplacée par la RX-8 en 2002. Cette dernière, bien entendu, est elle aussi dotée d’un moteur rotatif. Au total, 811 634 Mazda RX-7 ont été produites entre 1978 et 2002.

 

1989 Mazda RX-7 Turbo II
1988 Mazda RX-7 Turbo II Convertible
1991 Mazda RX-7 (FD)