Kurtis 500 S Roadster (1953-1956)

1996 Kurtis-Kraft 500 S Continuation - Photos : Bonhams

 

Publié par Philippe Baron le 3 juin 2014.

 

Frank Kurtis, grand nom de l'histoire de la compétition automobile aux États-Unis, construisait ses propres midgets, les Kurtis-Kraft, qui dominèrent les 500 Miles d’Indianapolis au début des années 1950 en remportant pas moins de cinq victoires entre 1950 et 1955. A partir de 1953, Frank Kurtis proposa sur la base des monoplaces une série de roadsters, nommés Kurtis 500 S, à la carrosserie en aluminium ultra légère et une motorisation de V8 à la carte.

 

 

Le Kurtis 500 S Roadster dérive étroitement des voitures de championnat avec un large châssis-cadre à croisillons mécano-soudés, un essieu rigide et une suspension à barre de torsion. Ressemblant à une Indy car, large, basse et sans porte-à-faux, le roadster est affublé de garde-boue sur chaque roue, d’une calandre à neuf barres verticales rappelant les racers Kurtis-Kraft, et peut accueillir tout un éventail de moteurs américains, des flatheads Ford, des Chrysler Hemi ou encore d’énormes V8 Cadillac. 

 

 

Le bloc reculé derrière le train avant, quasiment en position centrale avec le pilote, garantissait un comportement très sportif. Frank Kurtis produisit un peu plus d’une vingtaine de ces voitures dont les acquéreurs furent essentiellement des pilotes. Puissante et rapide, la Kurtis-Kraft 500S gagna de nombreuses courses du SCCA aux mains de pilotes comme Briggs Cunningham, Chuck Daigh et Bill Stroppe. Une version civilisée nommée 500 M sera également produite à 25 exemplaires jusqu’en 1955.

 

 

En 1990, trois ans après le décès de son père, Arlen Kurtis, spécialisé dans la restauration des voitures originales, tentera de relancer la marque en produisant dans ses ateliers de Bakersfield 24 exemplaires de Kurtis 500 S Roadster « Continuation » selon la méthode artisanale héritée de son père.