Ford Ka (1996-2008)

 

Publié par Philippe Baron le 29 mars 2015.

 

En introduisant la Ka le 11 septembre 1996, Ford copie la stratégie commerciale mise en place par Renault pour sa Twingo. Dotée d’une bouille sympathique et d’une seule motorisation, la citadine Ka inaugure le fameux « New Edge » design du français Claude Lobo, une audace stylistique aux lignes anguleuses voulant rompre avec les rondeurs adoptées sur la plupart des autres voitures et dont la première Focus sera la représentante la plus notoire.

 

 

Appelé « New Edge » ce design branché, provocant et lancé par la Ford Ka fait appel à des parois latérales très tendues et des extrémités pratiquement carrées. A l'origine du projet Ka, conçu pour rivaliser avec la Twingo, on trouve un designer français, Claude Lobo. Né en 1943 à Paris, Claude Lobo a débuté sa carrière de designer chez Arthur-Martin puis chez Simca, à Poissy, entre 1959 et 1966, son talent de créateur a fait ensuite les beaux jours de Ford, qu'il intégra en 1966 pour trente-trois ans de carrière. En poste en Angleterre puis aux États-Unis, il s'installa à Cologne en 1997, où il fut nommé directeur de design chez Ford Europe. Il fut le principal instigateur du « New Edge Design ». La Ford Ka (primée plusieurs fois en 1996 et 1997), la Ford Focus (voiture de l'année 1999), la Ford Puma et la Cougar, entre autres, sont les fruits de son imagination. En 1998, ses pairs l'ont élu designer automobile de l'année. En janvier 2000, il prend sa retraite et décédera en juin 2011 à l’âge de 68 ans.

 

 

La Ford Ka, dont l’esquisse fut dévoilée au Mondial de Paris 1994, est déclinée en deux finitions. La Ka Déclic est la version de base avec des boucliers noirs teintés dans la masse. La Ka Pack bénéficie de pare-chocs couleur carrosserie. Ils sont légèrement restylés et moulus dans un nouveau matériau composite. La Pack reçoit la direction assistée, la radio K7, un verrouillage central et des vitres électriques. En option, sont disponibles le toit ouvrant électrique, l’antiblocage et la climatisation.

 

 

La Ford Ka affiche de bonnes qualités routières : son châssis est équilibré, avec des roues logées aux quatre coins de la carrosserie qui lui procurent un comportement efficace et sûr. Sa seule motorisation, un quatre cylindres d’ 1,3 litre de 60 ch, permet d’offrir une bonne souplesse en toutes circonstances.

 

 

En 2000, les finitions sont au nombre de quatre, débutant avec l’Original, équipée d’airbags frontaux, suivent l’Obsession, la Collection et l’Elance. Au printemps 2003, la Ford Ka bénéficie d’un nouveau moteur 1,3 de 70 ch en remplacement du bloc de 60 ch, d’une variante sportive, la SportKa, qui se pare d’une carrosserie plus agressive et d’un moteur 1,6 de 95 ch, et d’une variante cabriolet, StreetKa. Si la Ka et la SportKa sont produites à Valence, en Espagne, la StreetKa, dessinée par Ghia, est assemblée à Turin chez Pininfarina.

 

Ford SportKa

 

La StreetKa présente une ligne très réussie avec deux demi-arceaux et un arrière curviligne muni d’élargisseurs d’ailes, de feux revus, d’un discret becquet et d’une sellerie cuir. La capote est manuelle et le hard-top est en option. Sous le capot, le petit cabriolet est animé par le 1.6 l de la SportKa. Parées de jantes alliage en 16 pouces et d’antibrouillards, les SportKa et StreetKa reçoivent un équipement comparable à la Ka Elance.

 

 

Deux ans à peine après ses débuts, le cabriolet StreetKa est retiré des chaînes de production faute d’amateurs suffisants. Après 1 460 000 exemplaires vendus, la Ford Ka laisse place fin 2008 à une nouvelle génération qui reprend la même recette tout en s’adaptant aux nouveaux critères qui régissent le marché des petites voitures.