Ferrari 250 GTE 2 + 2 (1960-1964)

 

Publié par stubs Auto le 24 août 2012.

 

Premier modèle Ferrari homologué à quatre places, la 250 GTE 2 +2 est accueillie pendant l’été 1960 avec un enthousiasme qui se traduit par un succès commercial sans précédent pour la firme de Maranello. Le carrossier Pininfarina relève avec talent le défi inédit de concilier une quatre places avec l’encombrant V12 sans dénaturer l’harmonie du style atteint par le récent coupé.



Un important travail d’étude a été entrepris pour réaliser un habitacle confortable à quatre places reposant sur un châssis de 2.60 m d’empattement équipé du volumineux moteur à 12 cylindres tout en préservant la silhouette distinguée et traditionnelle des Ferrari. La solution retenue, pour dégager un espace suffisant pour les places arrière, a consisté à avancer le moteur de 20 cm sur le châssis et d’augmenter sensiblement les dimensions extérieures (30 cm en longueur et 6 cm en largeur). La caisse ainsi remodelée permet d’obtenir un maximum de volume intérieur grâce à des lignes plus tendues, plus fluides. Les ailes sont presque intégrées à la silhouette, l’inclinaison du pare-brise est  plus prononcée que celle du coupé et la lunette arrière moins bombée tombe vers le coffret sans décrochement.

La 250 GTE 2+2 affiche de hautes performances pour son époque avec son V12 de 2 953 cm3 développant 240 ch à 7 000 tr/min, propulsant la voiture à 230 km/h et un 0 à 100 en à peine plus de 7 secondes. En 1963, la troisième série recevra un moteur de 4 litres dans une carrosserie identique à celle des autres 250 GTE. Sous l’appellation de 330 America, elle représente le trait d’union entre la 250 GTE et la 330 GT 2 + 2 de 1964. Elle sera produite à environ 50 exemplaires.

La 250 GTE 2+2 a été conçue en toute discrétion aussi la surprise est de taille lorsqu’elle est présentée en juin 1960 aux 24 heures du Mans. Elle ne pouvait mieux choisir son lieu de promotion que devant toute la presse internationale. Pendant l’été 1960, les commandes vont affluer à Maranello. Les intéressés sont des magnats de l’industrie comme Aristote Onassis et des gens du spectacle comme Jean-Paul Belmondo ou James Cagney, et Enzo Ferrari, lui-même, utilise ce véhicule à titre personnel.

 

Pour la beauté de son design et ses qualités routières, la 250 GTE est produite en trois séries de 1960 à 1964 pour un total de 955 voitures, un record absolu pour Ferrari à cette époque.