Ferrari 250 GT Tour de France (1956-1959)

Publié par stubs-auto le 2 septembre 2012.

 

La Ferrari 250 GT Tour de France est une nouvelle déclinaison de la 250 GT première du nom dite Europa de 1954. La berlinette Scaglietti, que l’on n’appelle pas encore « Tour de France » apparaît en 1956. Elle est destinée à courir dans la catégorie GT qui était jusqu'à ce moment-là négligée par Ferrari. Mais la donne change suite à la victoire au Championnat italien des voitures de Sports de 1955 d’une Mercedes 300 SL.



Vendue par RM Auctions 2 352 000 € en 2010, le châssis 0925 GT est sorti d'usine en décembre 1957.

 

La réponse de Ferrari est exposée au Salon de Genève en 1956. Cette berlinette en alliage léger avec des lignes fonctionnelles doit son design à un Pininfarina très inspiré avec une carrosserie exécutée par Sergio Scaglietti. Le coupé de série Boano (plus tard Ellena)  qui a permis à Ferrari de pouvoir produire rapidement les 100 unités nécessaires à son homologation en catégorie GT, a servi de base technique pour ce nouveau coupé.

 

Les 84 unités de course produites par Scaglietti ont un intérieur totalement dépouillé par rapport aux coupés de série mais une fois leur carrière sportive terminée, nombre d’entre-elles ont été luxueusement réaménagées témoignant la polyvalence remarquable d’un véhicule initialement dédié à la compétition. Sous le capot, prend place le V12 tipo 128 qui selon les réglages et l’utilisation prévue peut  développer jusqu’à 280 chevaux. Il est monté avec plusieurs rapports de ponts disponibles dont le plus long autorise une vitesse de pointe dépassant les 250 km/h.

 

Le châssis, à structure tubulaire, se distingue des anciens modèles Ferrari par des ressorts hélicoïdaux à l'avant mais le freinage est toujours confié à quatre tambours. Pour réduire le poids mort au minimum (1160 kg, incluant 130 litres d'essence), on arrange même un capot sans charnière.

 

Le succès en compétition de la berlinette Scaglietti sera au rendez-vous dès sa première apparition au Tour de France avec la victoire d’Alfonso de Portago et Edmund Nelson. Les deux pilotes Ferrari disparaîtront tragiquement l’année suivante aux Mille Miglia à bord de leur barquette 315 S. La 250 GT fera à nouveau une démonstration de sa suprématie en remportant les Tours de France 1957, 1958 et 1959. C’est pour ces quatre victoires successives que la voiture est rebaptisée 250 GT Tour de France.