Chevrolet (1932)

En 1932, Chevrolet reste le premier constructeur américain malgré la chute spectaculaire des ventes due à la récession. Dans sa publicité, il rassure sa clientèle : « Le moindre dollar que vous mettez pour une Chevrolet vous est rendu au centuple par ses qualités. C’est un investissement pour en tirer la plus grande satisfaction. » (Article & Photos)

Chevrolet (1946-1948)

Dans l’immédiat après-guerre, la pénurie d’automobiles, ou plutôt l’incroyable demande des acheteurs, arrange les affaires de tous les constructeurs. Pourquoi changer des modèles qui se vendent comme des petits pains ? Chevrolet, premier constructeur américain en 1946, ne fait pas exception à la règle en arrivant sur le marché avec des modèles d’avant-guerre restylés. (Article & Photos)

Chevrolet Bel Air (1955-1957)

« Baby, we were Born to Run », nés pour la route ! Ainsi débutait la triomphante carrière de Bruce Springsteen en 1975. Ce premier tube lui fut inspiré par la voiture qu’il s’était payée après avoir signé son premier contrat : une Chevrolet Bel Air de 1957, celle dont le slogan de l’époque était : « La route qui l’essoufflera n’est pas encore construite ». La Bel Air est toujours très populaire de nos jours, notamment auprès des collectionneurs et des customizers. (Article & Photos)

Chevrolet Bel Air 409 (1962)

Pour le championnat Nascar, Chevrolet développa un V8 issu de celui de l'Impala intitulé 409 comme son cubage. Mais c'est en 1961, que ce moteur devient plus populaire que jamais en étant proposé pour la première fois en package SS pour Super Sport. En 1962, Chevrolet continue d’augmenter la production de son 409, maintenant disponible sur un coupé plus léger : la Bel Air. (Article & Photos)

Chevrolet Camaro (1966-1969)

Le succès de Ford avec sa Mustang alarme rapidement l’éternel rival Chevrolet qui se doit de répliquer et de proposer à son tour aux jeunes baby-boomers une voiture à la carte. La pony car est présentée le 26 septembre 1966 et se décline en coupé et en cabriolet avec pas moins de quatre versions disponibles avec environ quatre-vingts options d'usine et quarante accessoires du concessionnaire. (Article & Photos)

Chevrolet Camaro (1970-1981)

La seconde génération de Chevrolet Camaro débute en 1970 avec des moteurs toujours surpuissants qui seront à leur apogée en 1972. Face à la crise pétrolière, l’augmentation du prix de l’essence et des règles anti-pollution plus strictes, la muscle-car va devoir calmer ses ardeurs. Néanmoins, elle trouvera une place enviée dans la catégorie des coupés sportifs et se paiera le luxe de dépasser en 1977 sa rivale de toujours, la Ford Mustang. (Article & Photos)

Chevrolet Capitol Truck (1927-1928)

Le premier camion léger de Chevrolet fut mis en vente en 1918, la même année que l'incorporation de la Chevrolet Motor Company dans le groupe GM.  Cette série nommée « 490 » entrait directement en concurrence avec la Ford T offerte au même prix de vente. Cependant pas pour très longtemps, car Henry Ford s’empressa de diminuer ses tarifs.  (Article & Photos)

Chevrolet Caprice (1966-1970)

Dès 1966,  la Caprice devient le modèle le plus luxueux et le plus cher des full-sizes produites par Chevrolet. Elle coiffe une gamme composée de la Biscayne, de la Bel Air et de l’Impala. Les modèles de la première génération seront redessinés deux fois, en 1967 et 1969. Déclinée en berline, coupé et station-wagon, la Caprice ne connaîtra cependant aucune variation cabriolet. (Article & Photos)

Chevrolet Chevelle (1967)

Présentée au public pour la première fois en 1964, la Chevelle est une Chevrolet déclinée en différents modèles, depuis la familiale, le break et le cabriolet, jusqu’à la muscle-car SS, l’une des plus puissantes jamais construites. Cette gamme constitue l’un des plus grands succès commerciaux de Chevrolet. Le modèle 1967 est le dernier représentant de la première génération. (Article & Photos)

Chevrolet Chevelle (1972)

En 1972, la Chevelle, qui représente la Chevrolet de taille moyenne, est l’une des voitures les plus populaires aux Etats-Unis. Avec ce millésime, elle se place numéro deux des ventes du pays. Chaque modèle de la gamme trouve sa clientèle, comme la publicité de l’époque le souligne, il y en a pour toutes les bourses mais la préférence revient à la version Malibu avec ses quatre déclinaisons. (Article & Photos)

Chevrolet Chevelle Laguna S-3 (1974-1976)

Présentée pour la première fois dans la gamme Chevelle en 1973, la Laguna est la version luxueuse de ce modèle intermédiaire proposé par Chevrolet et décliné en sedan ou en familiale Estate. Cependant l’année suivante, la Laguna est toujours présente au catalogue mais change de registre en évoluant en Laguna S-3 pour remplacer la Chevelle SS, qui s’était lancée dans la bataille des muscle-cars au milieu des années soixante. (Article & Photos)

Chevrolet Corvair (1960-1969)

La Chevrolet Corvair, bien que « hors de l’ordinaire » par son allure et sa conception, est l’une des représentantes les plus significatives des compactes que les constructeurs américains se sont empressés de produire au début des années soixante pour réagir contre l’invasion dangereuse des petites voitures européennes.  (Article & Photos)

Chevrolet Corvette C 1 (1953-1962)

La Corvette est la première voiture de sport construite par Chevrolet. Elle est aussi la première voiture de série au monde à recevoir l'injection et à posséder une carrosserie en fibre de verre. La ‘Vette’ est ensuite devenue un mythe, une icône sur les routes et les circuits. Les modèles de la première génération, qui sont entrés dans la légende, symbolisent l’âge d’or américain. (Article & Photos)

Chevrolet Corvette C 2 Sting Ray (1963-1967)

Inutile de dire qu’en 1963, lors de sa présentation, la Chevrolet Corvette Sting Ray fait sensation. Désormais, l’Amérique possède sa vraie sportive. Ses lignes anguleuses font d’elle une voiture particulièrement agressive, animée par des moteurs d’une cylindrée et d’une puissance assez peu communes en Europe. Pour la première fois, la Corvette se décline aussi en coupé. (Article & Photos)

Chevrolet Corvette C 3 Stingray (1968 - 1982)

La Chevrolet Corvette de troisième génération se caractérise par un design entièrement nouveau, une forme plus sensuelle et resserrée « en bouteille de Coke » inspirée par le show car Mako Shark II de 1965 de Larry Shinoda. La Corvette C3 pour la carrosserie conserve le nom de Stingray mais cette fois-ci, en un seul mot. (Article & Photos)

Chevrolet Corvette C 4 (1984-1996)

Désignée C4, la Corvette de quatrième génération connait un lancement retardé en 1984 en raison de problèmes de production. Ainsi, officiellement pas de modèle 1983 mais des prototypes. Le style évolue avec des lignes tendues et des ailes saillantes qui tranchent avec les courbes de ses devancières. Mais la nouvelle Chevrolet Corvette, c’est avant tout, un bon en avant en termes de technologie et de confort. (Article & Photos)

Chevrolet Corvette Nomad (1954)

Dès 1949, General Motors lance les Motorama, de grandes expositions à travers les USA à la gloire des marques du groupe. Au fil de ses sept éditions, pas moins de vingt concept-cars sont dévoilés dont la Corvette en 1953 sous la forme d’une étude de style. Un an plus tard, GM imaginait le développement d’une gamme avec un break Corvette nommé Nomad, un coupé et une version hard-top. (Article & Photos)

Chevrolet Deluxe Styleline (1949-1952)

En 1949, la nouvelle gamme Chevrolet adopte une allure inédite, plus moderne qui tranche avec les versions précédentes héritées du début des années 40. Les modèles se déclinent en sous série, Styleline ou Fleetline. Les carrosseries de type Styleline se différencient avec leur coffre saillant par opposition aux carrosseries à arrière plongeant de type Fleetline.  (Article & Photos

Chevrolet Impala (1959-1964)

L’arrière de la Chevrolet Impala 1959 est tout simplement spectaculaire. Bien que le modèle ait été introduit l’année précédente, la version du nouveau millésime est complétement revue au point de devenir un véritable classique du design. Pour preuve, ces deux imposants feux arrière en forme de goutte de chaque côté, placés sous des ailettes incurvées rappelant des sourcils. (Article & Photos)

Chevrolet Monte Carlo (1970-1988)

En 1970, les muscle-cars américaines étant à leur apogée incitent Chevrolet à se lancer sur le marché avec la Monte Carlo. Luxueux coupé qui ne manque pas de puissance, la Monte Carlo tient à se démarquer du reste de la gamme Chevrolet en arborant un logo spécifique pour souligner son caractère prestigieux et exclusif, celui d’un bouclier moyenâgeux surmonté d’un heaume. (Article & Photos)

Chevrolet SSR (2003-2006)

Au Salon de l’Auto de Detroit en janvier 2000, est présenté sous la forme d’un concept car, un pick-up néo-rétro sportif à toit repliable. Ce véhicule inclassable, nommé SSR pour Super Sport Roadster, réussit à combiner les éléments d’un hot-rod, d’un cabriolet et d’un utilitaire. Il soulève tellement l’enthousiasme que Chevrolet décide de le mettre en production pour une série limitée à partir de 2003. (Article & Photos)

Chevrolet Vega (1971-1977)

L'histoire ne fut pas tendre avec la Chevrolet Vega. Pourtant, à sa sortie, elle reçut les honneurs de la presse américaine avec le titre de « Voiture de l’Année 1971 » décerné par Motor Trend puis «  Voiture économique de l’année » en 1971, 1972 et 1973 par les lecteurs de Car and Driver. Même l’Institut Américain du Fer et de l’Acier lui décerna un prix pour « excellence in design in transportation ». (Article & Photos)

Chevrolet, l'histoire de Louis Chevrolet

Louis Chevrolet

 

Louis Chevrolet est né le 25 décembre 1878 à La Chaux-de-Fonds, une ville horlogère dans le canton de Neuchâtel en Suisse. Il n’y vécu cependant que quelques semaines avant le départ de la famille à Bonfol, petit village du Jura suisse, où il passera son enfance. En 1887, Louis Chevrolet réside maintenant en France, à Beaune, où son père a acheté une horlogerie. Engagé à l'âge de 11 ans, comme mécanicien chez un marchand de cycles de Beaune, il pratique également la course cycliste. Il part ensuite à Paris en 1899. Il travaille pour la firme automobile Darracq avant de traverser l'Atlantique et de s'installer à New York en 1900. Là, il est engagé comme mécanicien chez De Dion-Bouton puis chez Buick.

 

1912 Chevrolet Classic Six : il s'agit de la toute première Chevrolet sortie. Conçue par Louis Chevrolet et William Durant, ce modèle a été présenté en 1911, commercialisé en 1912 et arrêté en 1914.

 

Louis Chevrolet entame dans le même temps une carrière de pilote de course. En 1905, il se fait remarquer en remportant la première compétition à laquelle il participe, en battant le record du mile. Il ne tarde pas à acquérir une solide réputation. Il est même surnommé « le coureur le plus casse–cou du monde ». Entre 1905 et 1920, suite à de graves accidents, il passera au total 3 années sur un lit d'hôpital. Durant cette période, quatre de ses mécaniciens seront tués (à l'époque, la présence des mécaniciens dans la voiture pendant la course était obligatoire). En 1911, Louis Chevrolet s’associe avec William Crapo Durant, propriétaire de Buick, mais également fondateur de General Motors en 1908, pour créer une nouvelle marque, qui prend le nom de Chevrolet en raison de la notoriété du pilote. Installé à Detroit, Louis Chevrolet conçoit, cette année-là, sa première voiture, la luxueuse Classic Six. Exclusive, avec une capote rétractable, un moteur puissant et un rétroviseur, la voiture est aussi très et trop chère. Alors que William Crapo Durant veut fabriquer des voitures en série qui peuvent être vendues à bas prix, Louis Chevrolet souhaite privilégier l’exclusivité et la perfection. Deux ans après la fondation de la société, le désaccord entre les deux associés atteint son paroxysme et Louis Chevrolet claque la porte, en vendant ses parts et en laissant à son associé le droit d’utiliser son nom. C’est donc sans Chevrolet que la marque prospérera. 

 

 

Louis Chevrolet décide alors de reprendre sa carrière de pilote automobile. Avec ses jeunes frères Arthur et Gaston Chevrolet (également pilotes et mécaniciens), il établit la marque Frontenac, qu'il destine à la compétition et notamment aux 500 miles d'Indianapolis, l'épreuve reine du sport automobile américain. En quatre participations à l'Indy 500, Louis obtient son meilleur résultat avec une 7e place en 1919. En 1920, qualifié en première ligne, il est rapidement contraint à l'abandon mais se console largement avec la victoire de son frère Gaston, qui fait triompher la Frontenac familiale. Seulement en fin d'année, Gaston se tue dans une épreuve en Californie, ce qui incite Louis  à mettre un terme à sa carrière. Dans les années 1920, il lance avec Arthur une entreprise de construction de moteurs d'avion, mais une dispute avec son frère, puis la crise de 1929 le ruinent. De retour chez Chevrolet en tant que simple mécanicien dans les usines de Detroit, il est affaibli par plusieurs attaques cérébrales et décède en 1941.

 

Au Salon de Detroit en 2002, Chevrolet dévoile un concept Bel Air. GM ne donnera pas de suite à ce projet.