Cadillac Seville (1975-1979)

Publié par Philippe Baron le 10 octobre 2013.

 

Au début des années 70, les berlines européennes continuent leur percée sur le marché américain, principalement Mercedes dont le volume des importations a pratiquement doublé en 5 ans, passant de 22 500 ventes en 1968 à 44 000 en 1973. Ces chiffres alarment suffisamment les responsables de Cadillac pour les amener à cogiter sur le projet d’une voiture élégante mais de dimensions réduites qui sera la première compacte de la firme de prestige de General Motors : la Seville.

 

Cadillac Seville 1975

 

Présentée en avril 1975, la Cadillac Seville est commercialisée dès le 1er mai. Elle reprend  le nom utilisé de 1956 à 1960 pour la Cadillac Eldorado Seville. Bien que la Seville soit le plus petit modèle de la marque, elle n’est pas considérée comme un modèle au rabais mais celui le plus cher de la gamme. Elle coûte 40 % de plus que la « full-size » Sedan DeVille. Avec ses 5,18 m, elle mesure 70 cm de moins qu’elle. Son luxe et sa forte dotation en équipement justifient son prix de vente élevé : air conditionné programmable, correcteur d’assiette, sièges et vitres électriques, toit recouvert de vinyle, toit ouvrant électrique, ouverture du coffre à distance, régulateur de vitesse, condamnation centralisée, colonne de direction réglable, autoradio AM/FM, sièges cuir ou tissu, pneus radiaux, dès 1977, frein à main bénéficiant d’un déblocage automatique avec l’enclenchement de la transmission.

 

 

La Cadillac Seville dispose du V8 Oldsmobile de 5.7 l qui développe 183 ch SAE à 4 400 tr/min, alimenté par un inédit système d’injection électronique conçu par Bendix. La transmission aux roues arrière se fait par une boite automatique 3 rapports TurboHydramatic. A partir de 1977, elle dispose de freins à disques à double circuit avec assistance aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Sur la route, elle se distingue par son confort, son silence de roulement, la douceur et la précision de sa direction. 

 

 

De par son design raffiné et inédit, la Seville obtient un succès instantané dans son pays et sa production dépasse le total des importations Mercedes. A l’exportation, elle réussit à séduire des pays européens dont la Grande-Bretagne et son quota de 100 voitures vendu en quelques jours. Pour les chiffres de 1975, la production est de 16 355 voitures, pour 1976 : 43 772, 1977 : 45 060, 1978 : 56 985, 1979 : 53 487, un chiffre en baisse mais il prend en compte les dix premiers mois de l’année avant l’arrivée de la nouvelle génération de Seville en octobre 1979.