Cadillac Eldorado (1959-1960)

1959 Cadillac Eldorado Biarritz Convertible - Photos : RM Auctions

 

Publié par Philippe Baron le 18 mai 2015.

 

Gratifiée de toutes les hyperboles oratoires, la Cadillac 1959 et particulièrement l'Eldorado demeure un phénomène dans l'histoire de l'automobile américaine. En cette année de tous les excès, Cadillac surpasse toutes les marques d'outre-Atlantique, y compris au sein de la General Motors, où même les Buick et les Chevrolet, avec leurs immenses ailes d'oiseaux au long cours ne supportent pas la comparaison en termes d'exubérance et d'agressivité.

 

 

L'Eldorado 1959 marque l'apogée d'un style, celui de Harley Earl, mélange d'onirisme et de mégalomanie. Elle représente le sommet de la gamme Cadillac avec une audace stylistique la plus débridée et la plus clinquante qui rime avec luxe et prestige. 

 

 

Les modèles Cadillac de 1959 sont entièrement nouveaux, avec une carrosserie entièrement redessinée qui se caractérise par ses immenses ailerons qui comprennent les feux arrière logés dans des nacelles en forme de fusée, son pare-brise panoramique aux montants à double incurvation et une calandre dédoublée, séparée par une barre centrale. Longue de 5,71 m, l’Eldorado possède une largeur de 2.04 m.

 

Photos : Auctions America

 

La Series 62 est subdivisée en trois sous séries, les Eldorado constituant la Series 64 et l’Eldorado Brougham la Series 69. Les Eldorado Séville et Eldorado Biarritz se distinguent des autres modèles Cadillac par une baguette latérale chromée qui part du montant du pare-brise, suit le haut de la ligne de caisse jusqu’à l’extrémité arrière pour revenir à l’avant en suivant le bas de caisse. L’équipement de série comprend la condamnation des portes électriques, les déflecteurs de vitres électriques, les sièges réglables électriquement dans six directions et la suspension pneumatique. 

 

 

Sous le capot, le V8 16 soupapes, alimenté par trois carburateurs Rochester, a désormais une cylindrée de 6,4 litres de 345 ch qui permet à l’Eldorado une vitesse maximale de 185 km/h et un 0 à 100 km/h en 10 secondes. Il est accolé à une boîte automatique trois vitesses. Le châssis est légèrement modifié avec un empattement porté à 3,30 m. Les freins sont à tambours à l’avant comme à l’arrière. Le poids du véhicule est de 2 295 kg. En 1959, le coupé Seville est produit à 975 exemplaires, le cabriolet Biarritz à 1 320 exemplaires et la 4 portes Brougham à 99 exemplaires.

 

1959 Cadillac Eldorado Biarritz - Photos : Scott Nidermaier , RM Auctions

 

Les modèles de 1960 reprennent le style général de l’Eldorado Brougham de 1959, en adoptant des ailerons et des feux arrière similaires. Le dessin de la calandre est épuré et la taille des gardes de pare-chocs est réduite. Le frein de stationnement (au pied) se relâche dès que le levier de vitesse est placé en position « Drive », grâce à un système à dépression. Les Eldorado Séville et Eldorado Biarritz se reconnaissent par l’inscription « Eldorado » posée sur les ailes avant, derrière les phares. L’équipement incorpore l’ouverture du coffre à distance tandis que sa fermeture est assistée par un moteur électrique. L’Eldorado Séville est produite à 1 075 exemplaires, l’Eldorado Biarritz à 1 285 exemplaires et la Brougham à 101 exemplaires.

 

1960 Cadillac Eldorado Seville - Photo : Steve Brown
1960 Cadillac Eldorado Biarritz - Photo : Steve Brown
Photo : Barrett-Jackson
1960 Cadillac Eldorado Seville - Photo : Mecum
1960 Cadillac Eldorado Biarritz Convertible - Photo : Bonhams
1960 Cadillac Eldorado Biarritz Convertible - Photos : JCartnutz