BMW Série 7 (1977-1986)

 

Publié par Philippe Baron le 1 novembre 2014.

 

Ressuscitée du néant une vingtaine d’années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Bayerische Motoren Werke – ou tout ou moins son secteur automobile – est parvenue, grâce à un dynamisme incessant, à se hisser jusqu’à un niveau quasi inespéré. BMW reste un bel exemple de réussite industrielle et en 1977, elle créé une nouvelle série « 7 » au sommet de sa gamme.

 

 

Lors de sa création en 1916, la vocation de la Bayerische Motoren Werke était la construction d’avions et de motos. Les motos existent toujours, les avions ont disparu et l’automobile a pris sa place dans la production de la marque dès 1928. Après une longue période trouble, l’écusson BMW s’est remis à faire rêver dans les années 60. En mai 1977, la firme bavaroise remplaçait les modèles 2500 à 3.3 l dans le rôle de grande berline de la gamme en introduisant la Série 7, conçue sous la direction de Paul Bracq, patron du style de la marque de 1970 à 1974.

 

 

La BMW Série 7 première génération est codifiée E23. Grande routière sérieuse, elle représente ce que la firme allemande fait de mieux en matière de confort, mécanique et technologie sans dépayser les fidèles de la marque ni par la carrosserie ni par sa mécanique. Spacieuse et volumineuse, elle reste toutefois dans des dimensions raisonnables avec une longueur de 4.86 m et une largeur de 1.80 m.

 

 

La Série 7 est exclusivement motorisées par des moteurs 6-cylindres en ligne. A son lancement, elle propose les versions 7.28 (2 788 cm3 170 ch) et 7.30 (2 986 cm3 184 ch) avec carburateur double corps à registre et la 7.33i (3 210 cm3 197 ch) avec l’injection électronique Bosch. A partir de 1979, tous les moteurs sont à injection : 7.28i 184 ch, 7.32i 197 ch et 7.35i 218 ch. Au printemps 1980, les trois berlines sont épaulées par un modèle vedette, la 7.45i, équipée en série du système anti-blocage ABS et d’un correcteur de niveau arrière hydropneumatique. Doté d’un turbocompresseur, le moteur de 3.5 l, équivalant ainsi à une cylindrée théorique de 4,5 l, délivre 252 ch.

 

 

À partir de 1983, sur la version 745i turbo, la cylindrée passe à 3 430 cm3, mais la puissance reste inchangée à 252 ch, la différence est dans l'adoption du système de gestion Motronic et une nouvelle boite de vitesses automatique à quatre rapports à gestion électronique.

 

 

En 1986, après 285 029 unités produites, la Série 7 première génération laisse place à la seconde toujours remarquable par ses avancées technologiques et un intérêt relancé grâce à la 750 dotée du premier moteur V12 conçu en Allemagne depuis longtemps.