Austin A 40 (1947-1954)

Au Salon de Londres d’octobre 1947, les visiteurs découvrent la nouvelle Austin A40, qui se décline en deux modèles aux noms charmants empruntés à des comtés anglais, d’où le nom générique de Counties. La Dorset à deux portes et la Devon à quatre portes saluent le retour bienvenu de la couleur, tirant ainsi un trait sur les années noires : Colour is Back in Motoring. (Article & Photos)

Austin A70 Hampshire (1948-1950) A70 Hereford (1950-1954) Austin A90, A95, A105 Westminster (1954-1959) A99, A110 Westminster (1959-1968)

Après le Devon et le Dorset, Austin choisit un autre comté de la Grande-Bretagne pour désigner sa nouvelle Austin A70. Dévoilée au Salon de Londres d’octobre 1948, la Hampshire est une évolution du modèle précédent et ne restera que deux années au catalogue. En octobre 1950, sa remplaçante, l'Austin A70 Hereford, présente une carrosserie modernisée avec un style tout en rondeurs signé Dick Burzi. (Article & Photos)

Austin A 90 Atlantic (1948-1952)

Avec l’A 40 Devon, Austin réussit une honorable percée sur le marché nord-américain, incitant le patron, Leonard Lord, à s’investir personnellement dans le design d'un modèle destiné à une carrière outre-Atlantique. Présentée en octobre 1948 à Earl’s Court, l’Austin A90 Atlantic est inspirée par un cabriolet Alfa Romeo 2500 carrossé par Pininfarina de 1946, qui était abouti on ne sait comment à Longbridge en Grande-Bretagne. (Article & Photos)

Austin Allegro (1973-1982)

Honnête petite berline anglaise d’une plastique plutôt sympathique et moderne pour son époque, l’Austin Allegro présente lors de sa sortie en 1973 des rondeurs et des formes adoucies, signées Harris Man. Etonnant aussi, ce volant « Quartic »  à l’allure très particulière, à mi-chemin entre le carré et le cercle, qui renforce l’originalité de ce modèle conçu pour prendre la succession des Austin-Morris 1100 et 1300. (Article & Photos)

Austin Cambridge (1954-1968) 

Le Salon de l’Automobile de Paris d’octobre 1954 sert de cadre au lancement des A40 et A50 d’Austin. Contrairement à leur devancière la Somerset, les nouveaux modèles n’adoptent pas un nom de comté anglais mais celui de la ville universitaire de Cambridge. En 1959, Leonard Lord, dirigeant du groupe BMC, fait appel à Pininfarina pour concevoir les lignes des futures voitures moyennes du groupe, dont l’Austin A55 Cambridge Mk II. (Article & Photos)

Austin Mini (1959-2000)

La révolutionnaire Mini est présentée pour la première fois au public le 18 août 1959 à Chobham. Lorsque Leonard Lord, le patron de la BMC, invite en 1955 le styliste Alec Issigonis à réintégrer le groupe après son passage chez Alvis, il lui confie une mission : la conception d’une petite voiture sophistiquée sur le plan du comportement,  économique, pouvant contenir 4 personnes et utilisant un moteur déjà existant chez BMC. (Article, Photos & Vidéos)

Austin Mini Countryman (1960-1969)

Prévu dans le cahier des charges dès la conception de la Mini, BMC lance en janvier 1960 la version à vocation utilitaire avec l’Austin Se7en Van et la Morris Mini Van, qui, uniquement, se différencient par le logotype sur le capot. D’emblée, elles rencontrent un large succès auprès des professionnels, ce qui incite le groupe britannique à élargir son offre, huit mois plus tard, avec une version break familial qui deviendra un phénomène de mode. (Article & Photos)

Austin Mini Moke (1964-1993)

Lorsque l’armée britannique fait appel à la British Motor Corporation à la fin des années cinquante pour un nouveau véhicule de liaison léger susceptible d’être parachuté, Alec Issigonis, père de la Mini, est loin de se douter que sa petite Moke, qui sera jugée inapte pour une utilisation militaire, trouvera son terrain de prédilection au soleil sur les plages du monde entier dont Saint-Tropez avec une ambassadrice de charme, Brigitte Bardot. (Article & Photos)

Austin/Morris 1800-2200 (1964-1975)

Mise en confiance par le succès de ses Mini et 1100, la British Motor Company continue de reprendre les mêmes principes de base pour une nouvelle familiale, qui, dès l’été 1964, est présentée sous sa marque Austin, la plus populaire du groupe. Privilégiant l’habitabilité et la visibilité, cette ‘1800’ suscite une grande attention de la part des médias, un peu déroutés par sa carrosserie totalement inédite, due à la fois à Pininfarina et au bureau de style BMC. (Article & Photos)

Austin Seven (1922-1939)

Pour une voiture aux dimensions aussi réduites, la Seven construite par Herbert Austin fit longtemps parler d'elle. L’Austin Seven de 1922 se situait par la taille parmi les cyclecars. Mais la Baby Austin offrait quatre places et un moteur quatre-cylindres. Au milieu de l’année 1933, la Seven qui sortait au rythme de 200 par semaine élimina les cyclecars anglais aussi sûrement que la Ford Model T avait balayé ceux américains. (Article & Photos)

Austin Sixteen (1945-1949)

L’usine de Longbridge d’Austin, n’ayant subi qu’un seul bombardement en novembre 1940, permet au constructeur britannique de reprendre la fabrication de véhicules civils dès juin 1945. Toutes ces voitures sont identiques aux modèles existants en 1940. Seule la Sixteen fait figure de nouveauté. Bien que semblable à la Twelve, la Sixteen propose des performances plus convaincantes. (Article & Photos)

Austin/MG Maestro (1983-1994)

Commercialisée en mars 1983, la très attendue Austin Maestro est le modèle de « reconquête » du maintenant groupe Austin Rover pour s’imposer sur le marché très disputé des berlines moyennes dominé outre-Manche par la Ford Escort et la Volkswagen Golf. Pour la Maestro, le constructeur britannique a entièrement modernisé son usine de Cowley pour l’occasion. (Article & Photos)

Austin/MG Montego (1984-1994)

En 1983, l’Austin Maestro est le modèle avec lequel le groupe Austin Rover entend s’imposer sur le marché des berlines compactes bicorps. Le 25 avril 1984, la version rallongée, la Montego, vient lui prêter main-forte. Cette familiale à malle séparée se veut plus statutaire. Avec la Maestro, elle forme un duo solidaire prêt à affronter la malédiction qui frappe les alliances des marques britanniques. (Article & Photos)

Austin Healey 100 (1953-1959)

Après sa présentation au salon de Londres de 1952, la production de l’Austin Healey 100 démarre en mai 1953 dans la célèbre usine Austin de Longbridge. Dessinée par Gerry Coker, la « Big Healey » apparaît comme une des plus belles réussites du design britannique. L’année 1956 marque un tournant dans l’évolution de l’Austin Healey avec l’apparition du premier modèle à six cylindres. (Article & Photos)

Austin Healey 3000 (1959-1967)

Classique, à la ligne intemporelle, l’Austin Healey 3000 est l’une des plus belles voitures anglaises de l’après-guerre. Confort, puissance, couple et sonorité du moteur contribuent à donner à ce généreux roadster une personnalité attachante. Lancée au Salon de New York en 1959, l’Austin Healey 3000 reprenait la carrosserie de la 100/6 mais dotée d’un plus gros moteur. (Article & Photos)

Austin Healey Sprite (1958-1971)

Présentée à la presse lors du Grand Prix de Monaco de 1958, l’Austin-Healey Sprite attire la sympathie et son prix est considéré comme un atout décisif. Très amusante, ses yeux de grenouille lui valent rapidement le surnom de Frogeye ou Bugeye pour les américains qui y voient plutôt un insecte. Son originalité réside aussi par son capot formant une pièce unique avec les ailes. (Article & Photos)

Austin Healey 100 S du Drame du Mans de 1955

 

L’Austin Healey 100 S est tristement célèbre pour son implication dans le drame qui a coûté la vie à plus de 80 personnes (dont le pilote français Pierre Levegh) et en blessa une centaine d’autres lors des 24h du Mans 1955. En freinant brusquement pour éviter une Jaguar qui rentrait au stand, Lance Macklin se retrouva sur la trajectoire de la Mercedes 300 SL de Pierre Levegh. Celui-ci ne put éviter Macklin et décolla sur l’Austin Healey pour terminer sa course en spirale dans la tribune. 

 

 

Endommagée mais non détruite, l’Austin Healey courut encore quelques années aux mains d’un pilote débutant avant d’être vendue en 1969 et garée dans une grange qu’elle ne quittera plus pendant de longues années. Puis, une restauration complète est entreprise pour qu’elle puisse rouler à nouveau sur route. Elle est vendue le 1 décembre 2011 à la vente Bonhams à Londres pour 843 000 £ soit près de 979 000 €.

 

Photo : Bonhams